La vessie est un organe creux, véritable réservoir servant au stockage des urines. Ces dernières sont liquides et ne renvoient pas les ultrasons. Elles sont dites anéchogènes (aspect noir sur les clichés d'échographie).
Le remplissage de la vessie permet donc l'analyse de ses parois ainsi que de son contenu.
C'est pourquoi on vous demande d'avoir la vessie pleine avant cet examen.
1. Les polypes
Ce sont de véritables excroissances dont le point de départ est la paroi vésicale et qui poussent vers la lumière de la vessie.
L'échographie permet leur dépistage (diagnostic initial) et également la surveillance après traitement (recherche d'une récidive).
L'échographie ne permet pas de faire la différence entre polype malin et bénin.
2. Les calculs
L'existence d'un calcul intra-vésical est facilement révélé par l'échographie. Il se présente sous l'aspect d'une image dense, hyperéchogène (blanc sur les clichés).
3. Le résidu post-mictionnel
La miction entraîne normalement la vidange complète de la vessie.
Dans le cas d'un obstacle à l'évacuation des urines (adénome prostatique, rétrécissement urétral...), la miction devient plus difficle, le jet plus faible. A un stade plus avancé, la vessie ne parvient pas à évacuer tout son contenu lors de la miction.
Un résidu post-mictionnel apparaît. Celui-ci est parfaîtement visualisé en échographie et, surtout, il peut être mésurer précisément.
4. La vessie de lutte
La vessie est un véritable entrecroisement de fibres musculaires appelé détrusor. En présence d'un obstacle à l'évacuation des urines, ce muscle s'hypertrophie. La paroi vésicale s'épaissit et devient irrégulière. Elle prend l'aspect d'un timbre poste (paroi créneléé) et définit l'aspect de vessie de lutte bien visible en échographie.
5. Les diverticules
A un stade plus avancé, de véritables hernies peuvent apparaître. Il s'agit de faiblesse de la paroi au travers des fibres musculaires.
|